« Ta toile est belle si tu y crois », ce qu’un livre audio écouté en faisant le ménage m’a appris sur le doute en reconversion

Temps de lecture : 3 minutes

Je vais être honnête avec toi tout de suite : Le jeu de la vie et comment le jouer, de Florence Scovel Shinn, ne restera pas mon livre de développement personnel préféré. Écouté en version audio en faisant le ménage, ça se laisse suivre facilement, ça fait son effet de piqûre de rappel, mais je n’y ai pas trouvé de révélation majeure. Ceci dit, une idée m’a arrêtée, et elle mérite qu’on s’y attarde.

Florence Scovel Shinn était elle-même artiste et illustratrice avant de devenir autrice, dans les années 1920, un détail qui donne d’autant plus de poids à l’exemple qu’elle prend : celui d’un artiste qui se demande si sa toile est belle.

Le problème : se demander sans cesse si on a fait le bon choix

Si tu es en pleine reconversion, ou si tu portes un projet qui te tient à cœur, tu connais sûrement cette petite musique intérieure : est-ce que c’est vraiment la bonne voie ? Est-ce que je devrais plutôt faire autre chose ? Est-ce que quelqu’un d’autre validerait ce choix ?

C’est une question que j’entends très souvent en accompagnement, que ce soit en bilan de compétences ou dans un projet de reconversion. On cherche presque une validation extérieure, une preuve que le choix qu’on s’apprête à faire est le bon, avant même de l’avoir essayé.

Le basculement : la toile est belle si tu y crois

L’idée que Scovel Shinn développe autour de son exemple d’artiste est simple, presque désarmante : une toile est belle à partir du moment où l’artiste croit en ce qu’il fait, et croit que sa toile est belle. Ce n’est pas un jugement extérieur qui fait la valeur de l’œuvre. C’est la conviction de celui qui la peint.

Transposé à une reconversion ou à un projet professionnel, ça change la question qu’on se pose. Ce n’est plus « est-ce que c’est objectivement la bonne voie ? », une question à laquelle personne, en réalité, ne peut répondre à ta place, parce qu’elle n’a pas vraiment de réponse absolue. La vraie question devient : est-ce que je le fais avec envie, avec sincérité, est-ce que ça me parle vraiment ? Si la réponse est oui, tu as déjà l’essentiel.

Ce que ça change, concrètement

  • Arrête de chercher la certitude avant d’agir. Elle n’existera jamais complètement, dans aucun projet.
  • Interroge-toi sur la sincérité de ton envie, pas sur la garantie de réussite. Ce sont deux questions différentes, et seule la première dépend vraiment de toi.
  • Une reconversion « aimée » vaut plus qu’une reconversion « validée ». L’adhésion à ce qu’on fait pèse souvent plus lourd, dans la durée, que l’approbation de l’entourage ou des chiffres.

Ce n’est pas un livre qui m’a bouleversée, mais cette image de la toile est restée, et je crois qu’elle peut vraiment aider quelqu’un qui hésite à se lancer.

Le livre, si tu veux le découvrir : Le jeu de la vie et comment le jouer, Florence Scovel Shinn.

Tu doutes de ton projet de reconversion et tu cherches une validation extérieure que personne ne peut vraiment te donner ? On en parle ?


FAQ

Ce livre date des années 1920, est-il encore pertinent aujourd’hui ? Le fond (loi d’attraction, force de la pensée positive) reste très actuel, même si le style et les exemples portent la marque de leur époque.

Faut-il croire à la loi d’attraction pour apprécier ce livre ? Non, certaines idées, comme celle de la toile, fonctionnent très bien indépendamment de ce cadre, simplement comme un principe de confiance en soi.

Comment savoir si mon projet de reconversion est « le bon » ? Il n’existe pas de réponse absolue extérieure, un accompagnement permet surtout de vérifier que le projet correspond à tes compétences réelles et à ce qui te motive sincèrement.

Cet article vous parle ?

Réservez votre check-up gratuit de 30 min pour voir si le bilan de compétences, la VAE ou une formation est fait pour vous.

Articles qui pourraient vous intéresser.