Tu entends souvent dire qu’il faut “passer des certifs” pour réussir tes études ou ta reconversion, mais tu te demandes si ça vaut vraiment le coup ?

Dans cette courte vidéo de 2 minutes, je te donne cinq raisons simples et concrètes  qui me poussent à passer et surtout à valider plusieurs certifications chaque année :

  • Tout d’abord, je le fais pour moi, parce que j’aime apprendre !
  • Ensuite, les certifications me permettent de prouver certaines compétences même si mon parcours initial ne les montre pas.
  • En tant que formatrice, avoir passé les examens m’aide à mieux vous préparer vous-mêmes aux examens
  • D’un point de vue réglementaire, c’est aussi une exigence du référentiel qualité Qualiopi
  • Enfin, dans le cas des certifications en bureautique (Google Workspace, Microsoft Office), être certifiée sur toute la suite m’aide à répondre aux questions “hors programme” que vous seriez susceptibles de me poser lors des accompagnements.

Dans cet article, je reprend ces idées avec des exemples, des conseils pas à pas, et des chiffres récents. 

Si tu prépares une reconversion, ou si tu es étudiant et que tu veux booster ton CV, ce guide est pour toi.

 
 

1) Apprendre pour soi : la motivation qui dure

 

Il s’agit pour moi d’un point essentiel 

“Je le fais pour moi parce que j’aime apprendre, j’aime monter en compétences.” 

C’est simple, mais puissant. Apprendre par envie, pas seulement pour une note ou un badge, t’aide à tenir dans la durée. Et les examens, même courts, te donnent des objectifs clairs.

Quand tu as une date, un programme et un résultat, tu sais où tu vas.

Plus tard, tu peux afficher ces résultats sur ton CV et sur LinkedIn.

Des travaux récents montrent d’ailleurs que rendre ses certificats visibles en ligne peut aider. En effet, dans une étude menée sur des centaines de milliers d’apprenants de cours en ligne, le fait d’encourager le partage public de certificats a augmenté le taux d’emploi déclaré l’année suivante et la part d’emplois liés aux compétences certifiées.

Message à retenir : partager ses compétences compte vraiment. 

2) Prouver des compétences “hors parcours”: la carte maîtresse de la reconversion

 

La deuxième idée que je souhaitais partager à travers cette vidéo est très concrète :

“Passer des certifications, ça permet d’attester de compétences qui ne sont pas logiques par rapport à votre parcours initial, notamment en reconversion.” 

Si, par exemple, tu viens de la santé ou du social et que tu vises un rôle orienté données, bureautique avancée ou gestion de projet, une certification reconnue donne un signal clair aux recruteurs : tu maîtrises des outils précis, avec un standard connu.

 
En France, beaucoup de ces formations et certifications sont finançables via le CPF (Compte personnel de formation). Depuis sa création, le CPF a permis à des millions d’actifs de se former, avec des fonds importants mobilisés et une offre large sur la plateforme officielle “Mon compte formation”.

On note aussi qu’en 2024-2025, l’État a renforcé le cadre pour limiter les fraudes et introduit une participation forfaitaire de 100 € (sauf pour les demandeurs d’emploi).

Résultat: l’outil reste central pour la montée en compétences, même si le rythme des dossiers se stabilise et que l’accès pour les publics les moins qualifiés doit continuer de progresser. (lemonde.fr)

Les entreprises elles-mêmes s’impliquent davantage: depuis 2020, elles ont cofinancé massivement des parcours CPF, surtout dans les grandes structures, signe que la certification est devenue un sujet d’employabilité “core”.

Conseils pratiques

  • Si tu es en cours de reconversion, vise des certifications proches des offres d’emploi que tu cibles (ex. Excel avancé, Google Workspace Admin, MOS, gestion de projet). 
  • Et pense à la visibilité : ajoute tes badges à ton CV et à ton profil LinkedIn. (learn.microsoft.com)

 

 

3) Quand on forme, avoir soi-même passé l’examen fait la différence

 

Troisième point que je souhaitais partager :

“Ayant passé moi-même les certifications, je peux vous accompagner de manière plus précise.” 

C’est logique. Un formateur qui a vécu l’épreuve connaît le format, les pièges, les attentes et le niveau exact. Pour un étudiant, c’est rassurant. Pour un professionnel, c’est un gain de temps : moins d’hésitations, une préparation ciblée, et une stratégie pour le jour J (gestion du temps, méthode pour les questions pratiques, etc.).

Du côté des éditeurs, les cadres d’examens sont très structurés.

Par exemple, chez Microsoft:

  • Les examens sont réservés via Pearson VUE (ou Certiport pour MOS et les parcours académiques).
  • Les résultats arrivent généralement en quelques minutes, avec un relevé détaillant les domaines à renforcer.
  • Les parcours MOS (Microsoft Office Specialist) sont clairs: niveaux Associate et Expert, avec des codes d’examen par application (Word, Excel, PowerPoint, etc.). (learn.microsoft.com)

S’appuyer sur une personne ressource qui connaît ces formats te permet d’éviter les erreurs classiques et de t’entraîner comme “en vrai”.

 

 

4) Qualiopi : pourquoi la qualité de la formation est contrôlée en France

 

Quatrième raison à ne pas négliger :

“Être en conformité avec le référentiel qualité Qualiopi.” 

En France, les organismes de formation doivent respecter un référentiel national qualité pour bénéficier de financements publics ou mutualisés. Qualiopi s’appuie sur 7 critères (information au public, objectifs pédagogiques, adaptation aux publics, moyens pédagogiques, qualification et développement des compétences des formateurs, insertion dans l’écosystème, recueil des avis). Depuis le 1er janvier 2022, cette certification est obligatoire pour l’accès à ces financements. (travail-emploi.gouv.fr)

Ce cadre continue d’évoluer : en 2025, France compétences a ouvert une nouvelle procédure pour reconnaître les instances habilitées à délivrer Qualiopi sur la période 2026-2028. C’est une preuve que la qualité de la formation est suivie de près, avec une mise à jour régulière des acteurs autorisés. La Commission européenne souligne aussi une réforme en cours pour plus de transparence et une lutte renforcée contre la fraude. (francecompetences.fr)

En clair, si tu choisis un organisme Qualiopi, tu sais qu’il respecte un standard. Et si tu es formateur ou que tu veux le devenir, monter en compétences et garder des preuves (certificats, veille, retours apprenants) est attendu par le référentiel.

 

5) Maîtriser toute la suite : Google Workspace et Microsoft Office

 

Dernier point et pas des moindres

“Quand on parle de bureautique (Google Workspace, Microsoft Office), on parle d’une suite.” 

Sur le terrain, quand tu formes sur un outil (ex. Sheets/Excel), les questions débordent souvent vers d’autres apps (Docs/Word, Slides/PowerPoint, Forms/Outlook, Drive/OneDrive). Être certifié sur l’ensemble te permet de répondre avec précision, surtout sur les intégrations.

Côté Google, il existe des parcours formels pour les enseignants et administrateurs: niveaux Educator, Formateur/Coach certifiés, et l’examen “Google Workspace Administrator” pour prouver l’expertise système. Ces parcours ont des règles de renouvellement et des évolutions annoncées par Google for Education. (edu.google.com)

Côté Microsoft, la voie MOS structure bien la progression:

  • Associate (Word, Excel, PowerPoint, Outlook).
  • Expert (Word Expert, Excel Expert, Access Expert), avec prérequis.

Ces certifications existent partout et sont reconnues à l’international, ce qui compte si tu bouges entre pays ou candidatures. (learn.microsoft.com)

Petit plus motivant: chaque année, il existe même un championnat mondial MOS. Au-delà de l’aspect concours, cela montre l’ampleur de la communauté et la reconnaissance de la compétence bureautique. (pearsonvue.com)

 

Tendances 2024-2025 : pourquoi s’y mettre maintenant

  • L’IA et les “compétences adaptatives” (communication, jugement, organisation) montent vite dans les entreprises. Les rapports récents montrent une hausse forte de la demande de formation, y compris hors tech pure. Cela veut dire que maîtriser les outils bureautiques et savoir collaborer efficacement reste un socle très demandé. (about.udemy.com)
  • En Europe et en France, les pouvoirs publics continuent d’investir dans la formation, avec des ajustements pour mieux cibler les publics et les métiers en tension. Les chiffres rappellent toutefois que les personnes peu qualifiées restent moins présentes dans les parcours certifiants, d’où l’intérêt d’outils simples et de formations courtes, accessibles, avec preuve de résultat. (op.europa.eu)

Message pour toi : les certifications “pratiques” et lisibles (MOS, Google Workspace, etc.) s’inscrivent bien dans cette tendance. Elles sont rapides à préparer, appliquées à ton quotidien, et visibles pour un recruteur.

Comment choisir ta première certification bureautique

  1. Pars de l’usage réel:
    • Tu fais surtout des rapports? Word/Docs.
    • Tu fais des analyses? Excel/Sheets.
    • Tu présentes souvent? PowerPoint/Slides.
  1. Regarde l’écosystème de ton stage ou futur job:
    • Ton lycée, ta fac ou ton entreprise utilisent Google Workspace? Vise Educator/Coach ou l’Administrateur Workspace si tu touches à la configuration.
    • Tu es dans une structure qui utilise Microsoft 365? Vise MOS Associate, puis Expert si tu veux te démarquer. (edu.google.com)
  1. Vérifie le format de l’examen et le planning:
    • Microsoft Learn explique comment s’inscrire, passer l’examen (en centre ou en ligne selon le cas), et récupérer ton relevé de notes. Pour MOS côté académique, l’organisation des sessions passe souvent par Certiport. (learn.microsoft.com)
  1. Calcule le budget et les aides:
    • Les prix des vouchers varient selon le pays et sont mis à jour par Pearson VUE; pour MOS, le passage par Certiport est la règle. Regarde si ton CPF ou un autre financement peut couvrir une partie. (pearsonvue.com)

 

Stratégie d’étude simple (et qui fonctionne)

  • Fixe une date : quand la date est posée, tu passes à l’action.
  • Découpe le programme en thèmes : par exemple, pour Excel/MOS, travaille les fonctions courantes (tri, filtres, tableaux, fonctions de base), puis les notions “Expert” (tableaux croisés, fonctions avancées).
  • Entraîne-toi en “conditions réelles” : fais des mini-projets avec des données proches de la vraie vie scolaire ou pro (notes, budget d’asso, planning d’événements).
  • Auto-évalue-toi : pendant ta préparation, note ce qui te prend trop de temps. C’est ton “plan de progrès”.
  • Simule l’examen : mesure ton temps par tâche, vise une marge de 10-15% avant le jour J.
  • Le jour de l’examen : commence par les points que tu maîtrises. Reviens ensuite sur les exercices plus longs.

Rappelle-toi : chez Microsoft, tu as un relevé avec des barres par domaines. C’est parfait pour cibler une éventuelle repasse, mais l’idéal est de viser la réussite du premier coup en t’entraînant assez. (learn.microsoft.com)

 

Si tu veux aussi former les autres

Si tu te vois formateur(trice), ces conseils peuvent réellement te servir de boussole : 

“Je forme et je prépare au passage de ces certifications.” 

Pour être crédible, passe toi-même les examens que tu enseignes. Et, en France, aligne-toi avec Qualiopi si tu veux accéder aux financements publics ou mutualisés:

  • Comprends les 7 critères et les preuves demandées (programmes, évaluation des acquis, suivi des apprenants, veille, amélioration continue).
  • Mets à jour tes compétences régulièrement. C’est attendu par le référentiel et c’est mieux pour tes apprenants.
  • Suis l’actualité: la liste des instances habilitées à délivrer Qualiopi est revue tous les 3 ans; une nouvelle période 2026-2028 est en route. (travail-emploi.gouv.fr)

Côté suites :

  • Google for Education a des parcours clairs pour enseignants et coachs, avec des règles de renouvellement.
  • Microsoft a des parcours MOS bien délimités, plus d’autres certifications techniques si tu souhaites aller vers l’admin Microsoft 365, la sécurité, etc. Ces filières bougent régulièrement; par exemple, certains examens évoluent ou sont remplacés au fil des années. (edu.google.com)

 

“Toute une collection” de certifications : sérieux ou gadget ?

Oui effectivement, …

“Je sais que ma collection de certifications peut faire sourire… mais il y a un réel intérêt derrière.” 

On est d’accord. Dans le monde pro actuel, les compétences bougent vite. Les rapports 2025 confirment que les entreprises investissent dans les compétences techniques et humaines. Pour toi, multiplier les certifications n’a de sens que si:

  • Elles collent à tes objectifs (tes cours, ton futur job).
  • Elles forment un “parcours” cohérent (ex. Associate → Expert → Administrateur).
  • Tu les rends visibles et utiles: CV, LinkedIn, portfolio, projets. (about.udemy.com)

 

FAQ express

  • Combien de temps pour préparer une certif bureautique?

Pour un niveau Associate (Word/Excel/PowerPoint), compte 20 à 40 heures si tu pratiques souvent, un peu plus si tu débutes. Pour Expert, prévois davantage car les scénarios sont plus denses.

  • Est-ce reconnu à l’étranger?

Oui, MOS est reconnu internationalement et Google Workspace a des certifications globales. C’est utile si tu postules hors de France ou dans une entreprise internationale. (learn.microsoft.com)

  • CPF ou pas?

Le CPF reste un levier important, même si des ajustements ont été faits pour mieux réguler. Renseigne-toi sur la formation et l’organisme (Qualiopi), puis vérifie le financement possible sur “Mon compte formation”. (lemonde.fr)

 

Plan d’action en 10 jours (exemple Excel/Sheets)

Jour 1-2:

  • Installe un fichier “plan d’étude”.
  • Liste les thèmes d’examen.
  • Fais un test initial pour voir tes points faibles.

Jour 3-5:

  • Entraîne-toi sur les bases: mise en forme, formules simples, tri, filtres, graphiques.
  • Fais un mini-projet: tableau de budget + graphique.

Jour 6-7:

  • Va vers l’intermédiaire: tableaux structurés, fonctions fréquentes (SI, RECHERCHEV/RECHERCHEX, SOMME.SI.ENS).
  • Mini-projet: analyses de notes (médianes, moyennes, filtres).

Jour 8-9:

  • Approfondis (si niveau Expert): tableaux croisés, scénarios, fonctions avancées (INDEX/EQUIV, XLOOKUP, LET, LAMBDA si dispo).
  • Mini-projet: rapport automatisé avec TCD + segments.

Jour 10:

  • Simulation d’examen chronométrée.
  • Derniers réglages (raccourcis, méthodes, stratégie de temps).

Astuce: conçois des cas proches de ta réalité (club, association, projet classe). C’est plus motivant et la mémorisation est meilleure.

 

Erreurs à éviter

  • Réviser sans pratiquer: tu dois “faire”, pas seulement lire.
  • Ignorer le format d’examen: regarde à l’avance comment se déroule l’épreuve, comment s’inscrire, et comment tu reçois la note. (learn.microsoft.com)
  • Viser trop large: commence par l’app la plus utile pour toi (Excel ou Sheets, par exemple), puis élargis vers le reste de la suite.
  • Oublier la preuve: garde tes certificats, ajoute-les à ton CV et à ton profil.

 

Et si tu viens d’un autre domaine (santé, social, etc.)?

La formatrice le dit: “Étant donné que je suis infirmière de formation initiale, mon expertise Excel n’est pas forcément évidente.” C’est pareil pour beaucoup d’étudiants et de pros en reconversion. Bonne nouvelle: la bureautique est un terrain d’entrée accessible. Avec une certification, tu montres des compétences claires, utiles dans presque tous les métiers: organiser des données, faire des rapports, collaborer, présenter.

Tu peux aussi articuler ces certifs avec d’autres briques: gestion de projet (basée sur Office/Workspace), data basics (nettoyage simple, visualisation), communication (Slides/PowerPoint efficaces). Les tendances du marché montrent que cette combinaison “outil + soft skills” est recherchée, surtout avec l’essor de l’IA où la clarté et la collaboration restent clés. (about.udemy.com)

 

Check-list SEO pour bien présenter tes certifs (CV, LinkedIn)

  • Titre clair: “Certification Microsoft Office Specialist: Associate (Excel, Word, PowerPoint) – 2025” ou “Google Workspace Administrator – 2025”.
  • Mots-clés utiles: “Excel avancé”, “tableaux croisés dynamiques”, “automatisation simple”, “collaboration Google Drive”, “présentations pro”.
  • Preuves: lien vers le badge ou le code vérifiable, si disponible.
  • Résultats: une ligne sur ce que tu as fait avec (ex. “Tableau de suivi projet pour l’asso, gain de temps de 2h/semaine”).
  • Visibilité: partage public sur ton profil pour que les recruteurs le voient. Des résultats de recherche indiquent que le partage de certificats améliore la visibilité et peut être associé à de meilleures issues pro. (arxiv.org)

 

Conclusion: passe à l’action, étape par étape

La vidéo nous rappelle des vérités simples:

  • Apprends d’abord pour toi: la motivation sera plus forte.
  • Utilise la certification pour rendre visibles tes compétences, surtout si ton parcours initial n’en parle pas.
  • Si tu formes d’autres personnes, passe toi-même les examens: c’est plus crédible et plus efficace.
  • Respecte la qualité (Qualiopi): en France, c’est le cadre qui structure la formation financée.
  • Pense “suite bureautique”: maîtriser plusieurs apps te rend plus autonome et plus utile dans une équipe.

Aujourd’hui, les entreprises attendent des compétences pratiques, visibles, et récentes. Les dispositifs comme le CPF existent pour aider, avec un cadre qualité qui se renforce. Les filières Google et Microsoft offrent des parcours clairs, reconnus, et mesurables. Commence par une première brique (Excel/Sheets ou Word/Docs), fixe une date, entraîne-toi avec des cas réels, et valorise ton résultat partout où un recruteur peut le voir.

En bref: choisis une certif, planifie ta préparation, passe l’examen, et raconte ce que tu sais faire. Ta prochaine opportunité peut en dépendre.


Mises à jour et sources clés:

  • CPF: chiffres et tendances 2024-2025. (lemonde.fr)
  • Google Workspace (éducation, admin, développement pro). (edu.google.com)
  • Effet du partage public de certificats sur l’emploi. (arxiv.org)

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